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Deux roues : maintenant votre nouveau moyen de transport !

Garage ferrari durant une ancienne course automobile

Un peu cliché probablement d’en parler de cette manière mais le résultat favorable au permis marque la fin de l’aventure … et le début de tout le reste !

La conclusion de l’ensemble du permis deux roues

J’ai choisi au départ de me lancer dans le permis moto en hiver afin de profiter du calme (et du découragement d’autres élèves ^^) à la moto école et pouvoir poser les heures de cours facilement et rapidement dans mon agenda. Inscription début décembre, achat du matériel nécessaire pour Noël, cadeaux sous le sapin et début des cours en janvier.

J’ai profité du mois de décembre pour me plonger dans le code de la route avec un livre plus un accès “entraînements” par internet. Je recommande vivement ce système d’entraînement, très pratique mais aussi très complet pour faire de la quantité et bien se préparer.

Les cours de plateau se sont déroulés sous différentes conditions (froid, beau, pluie, …) ce qui permet vraiment de tester à tout avec le formateur à côté. C’est rassurant !

Une fois prêt pour le code de la route, passage de l’épreuve. Une fois la réussite de l’examen confirmée, mes cours de plateau et mon niveau nous a permis de caler une date pour l’examen hors circulation.

Préparation, cours de plateau la veille puis examen : ça passe ! Ne reste plus qu’à enchaîner avec la circulation et atteindre la dernière épreuve : le permis.

Passage le 24 mars et résultat 48 heures après soit le 26.

Au total, environ 3 mois 1/2 pour passer le tout code compris. Je n’ai pas spécialement “forcé” pour enchaîner les heures mais le fait de beaucoup travailler avec liberté d’aménager mes propres horaires m’a permis de pouvoir gérer tout cela facilement.

Ce qu’il me semble important de partager avec vous pour votre aventure

Sans vouloir me mettre dans la position d’un donneur de conseil, voici résumé ce que je pense le plus important à partager pour que vous puissiez vous servir de mon aventure afin de préparer la votre :

– Choix de la moto école :

C’est LA chose la plus importante et qui vous permettra de vous éviter des mois de galère et perdre des sommes considérables. Je le disais dans un article précédent, fuyez les boites à permis ou vous êtes reçu dès votre entrée par des commerciaux vous promettant monts et merveilles. Certains établissements, très connus, vont juste vous fournir une formation de misère une fois le contrat signé.

Ce n’est pas parceque le logo est sympa et que l’établissement dispose des accréditations nécessaires que les formateurs sont forcément bons. La solution ? Internet … vérifiez autant que possible la réputation avant de signer.

– Organisez vous :

Que ce soit pour vos moments de révision, vos prises de “cours” avec la moto école, les dates d’examens … pensez à vos contraintes et anticipez. Vous vous éviterez de trop grands écarts entre deux séances.

Je pense que l’un des points positifs du permis en hiver est de pouvoir prendre des cours très régulièrement, au moins chaque semaine. Vous avez ainsi de la régularité, vous retrouvez vite vos repères à chaque séance.

– Faites confiance à votre moniteur :

Une fois les premiers cours passés, vous aurez vite la tendance générale de ce qui va se passer avec votre “boss”. Si vous avez bien choisi, alors accordez votre confiance à ce qui vous est dit ou proposé. Vous serez sûrement pressé de passer votre plateau et c’est bien, mais si le formateur vous dit que vous n’êtes pas prêt c’est que c’est sûrement vrai.

Le fait est que psychologiquement, il est largement préférable pour vous de refaire deux heures de cours supplémentaires si on vous dit que vous n’êtes pas prêt, plutôt que de forcer les choses et vous retrouver à prendre les deux heures après un échec à l’épreuve … pour ensuite y retourner !

Bien entendu la confiance a ses limites … si votre formateur est une quiche ou que la moto école se prend pour un radar automatique en vous considérant comme une vache à lait, évitez de payer des heures et des heures de plateau supplémentaires quand vous sentez qu’on vous prend pour un(e) c**(ne).

Money Money Money …

Une autre chose à évoquer est l’aspect financier du permis. Il vous faudra bien tenir compte de deux contraintes : le PACK permis mais aussi le MATERIEL que vous devrez acheter si vous n’en disposez pas déjà.

– Le pack pour le permis :

En général, le pack proposé par votre moto école va comprendre 8h de cours sur plateau et 12h de cours de circulation.

Si vous n’êtes pas trop mauvais ou si vous êtes déjà titulaire d’un permis auto alors les heures de circulation devraient être une formalité dans le forfait.

Mais ATTENTION avec le plateau … même en ayant déjà vu et conduit une moto auparavant, j’ai du rajouter 6 heures de cours aux 8h du forfait. Globalement, je suis dans la tranche un peu “basse” des heures supplémentaires. Pas mal de personnes croisées lors des cours atteignent les 10h supplémentaires ou parfois beaucoup plus.

Anticipez donc cette étape et ne vous surestimez pas. Prévoyez un budget supplémentaire pour le plateau car si vous vous cantonnez au forfait, il y a de fortes pour que vous ayez vite de mauvaises surprises.

Dans mon cas, le passage du permis m’obligeait à compter car le budget n’est pas du tout extensible. J’avais donc tout préparé pour le pack et 6 heures de plateau en plus. La grande aventure était que en cas d’échec à un examen ou si je trainais trop sur le plateau, je ne savais pas vraiment bien comment allonger le budget … Ca a forcément ajouté un peu de pression à chaque épreuve car il me fallait faire en sorte que “ça passe” !

– Votre équipement :

Pour vous équiper si vous devez tout acheter, attendez d’être inscrit à la moto école. Il est possible que cette dernière soit partenaire avec une boutique et vous permette d’y avoir des réductions.

Même si ce n’est pas le cas, certaines grandes chaînes de magasins proposent une réduction pouvant atteindre 20% aux débutants. Il vous suffit de présenter votre inscription au permis pour obtenir cette réduction … plutôt intéressant !

Avec le permis moto, vous n’êtes pas vraiment (encore) un motard

Après le choix de la moto école, je crois que LA seconde chose la plus importante est d’accepter et de bien garder en tête que le permis moto ne fait pas de vous un motard expérimenté. Loin de là …

Bien sûr les fiches abordent un peu timidement quelques chiffres sur l’accidentologie des motards, la dangerosité de la pratique, … mais votre plus grande sécurité reste je pense votre capacité à garder la tête froide, à savoir renoncer et surtout à construire intelligemment votre expérience.

Un des premiers conseils qui vous est donné au permis est que la conduite de la moto se fait d’abord et avant tout avec le regard que vous devez porter loin. Déjà, on vous expose une théorie qui va à l’encontre de ce que vous impose la sécurité routière “répression grâce au contrôle sanction automatisé” qui ne sauve des vies qu’en vous obligeant à garder les yeux rivés à votre compteur.

Bref …

De nombreuses techniques sont à explorer pour votre sécurité contrairement à beaucoup de préjugés : apprendre à déhancher et sortir les fesses de la moto pour moins l’incliner et rouler avec plus de sécurité surtout sur la pluie, apprendre à mieux freiner (et ne pas compter sur l’ABS pour rester en vie), apprendre à freiner sur l’angle, …

Même si c’est tentant, ne faites pas vos essais sur route n’importe comment et préférez vous tourner vers des stages encadrés sur piste ou sur route avec de vrais moniteurs.

Personellement je trouve que la conduite est passionnante pour le plaisir de sa propre progression. Sans parler de qui gagne ou de qui fait le meilleur chronomètre (à moto ou en voiture), la passion de la conduite passe surtout par le fait d’éprouver toujours plus de plaisir à être dynamique et précis dans ses gestes, passer plus proprement, progresser.

Le référentiel de chacun ou le niveau est toujours différent, c’est d’abord par rapport à soi même qu’il est important (et bon) de pouvoir progresser.

La fin n’est que le commencement

A l’heure ou je termine ces lignes, je suis titulaire du permis moto depuis … 16 jours ! La fin du permis a donc marqué mes premiers tours de roue sur route au guidon d’une splendide Kawasaki GPZ 500 S de 1998.

Une bonne moto de débutant qui me permettra de rouler sur route, engranger de l’expérience mais surtout commencer à aller rouler plus fort sur circuit. 42 000 kms, un vrai chameau (moins de 5L aux 100 kms), un prix pour la police d’assurance super intéressant car je suis débutant. Bref, pas besoin de se payer une mob’ à 10 000 euros en sortie de concession pour se faire plaisir.

Ce qui compte (même avec le permis moto) est ce que vous faites, pas ce que vous achetez. J’ai déjà roulé environ 1500 kms durant ces deux semaines (dont un road-trip de Lyon vers Tours aller retour, forcément …) et ça s’est super bien passé.

J’ai fais comme on me la répété à la moto école des centaines de fois : regarde loin, anticipe. J’ai donc levé les yeux du compteur … nous verrons bien si la sécurité routière et son bon sens disséminé grâce à ses radars ponctuels et tronçons me considérent donc comme un bon motard ou un délinquant de la route.

Tiens d’ailleurs : “sécurité routière & bon sens”, il y aurait bien quelques articles à rédiger sur le sujet non ? Ca me donne une idée …

Et surtout n’oubliez pas : Ce que vous faites a de la valeur !

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